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Recensie expositie 20 en 21 november 2009 Vendredi 4 décembre 2009 5 04 / 12 / 2009 11:08 Regard d'une photographe, Yoshina Davelaar, au-delà de l'apparenceLes AllumettesLa rencontre se passe à Trélazé près d'Angers, aux Allumettes, un lieu magique, hors du temps, en automne lors de la chute des grandes feuilles des platanes. Tournez à gauche en entrant dans l'ancienne manufacture, au milieu de l'allée, là où se trouvent des voitures et des gens, enfoncez vos pieds dans un matelas mou de gigantesques feuilles ocres de platane, vous arrivez chez Jean-Jacques Pigeon bien connu des Angevins (voir son portrait). Dans la quatrième salle, à une table se tient une femme aux yeux d'aigle qui voit tout et s'interroge
Aux Allumettes , elle a mis son empreinte partout dans la salle que Jean-Jacques Pigeon lui a prêtée pendant ces visites d'ateliers d'artistes qui ont lieu en cette fin novembre. Cette année pour la première fois, l'association organisatrice avait invité des artistes néerlandais basés à Haarlem, qui tous ont été accueillis par des artistes angevins, en fonction des possibilités de leur atelier.
Aux trois murs de cette partie de l'atelier, sont accrochés des photos de fleurs qui ont perdu leur identité florale ou végétale pour accéder, grâce à la macro, à un autre état de quasi-apesanteur. Que voit-on ? On ne le sait pas. Peut être un pistil flottant sur des rondeurs quasiment blanches. Plus loin sur un écran, se présente un narcisse au pied d'une gerbe de tulipes jaunes,
Yoshina Davelaar définit son travail à ses débuts par la couleur et la photo comme un moyen de communication entre les personnes. Depuis elle chemine sur la crête de la frontière entre ce qui est et ce qu'on voit. Au départ de sa démarche, il y a par exemple un morceau de tissus à nettoyer des lunettes - qu'elle garde dans sa poche -, reproduisant une photo d'une gerbe de fleurs orangées. Elle va à son tour le photographier. Où commence la réalité ? Où est la frontière entre le tissu, la photo de départ, ce qu'elle traduit en photo et ce que vous ressentez.
L'artDans quelle mesure parvient-t-on à franchir le pas de la création et la frontière de l'art ? C'est vraiment une question essentielle à laquelle parviennent très vite les enfants qu'elle accueille à ses cours de photos : . L'enfant : dites, Madame, ce que je fais, je m'amuse avec l'appareil. C'est juste de la photo. Pas de l'art. . Et la réponse de Yoshina : ‘personne ne peut dire à ta place ce que tu fais. C'est de l'art, si tu penses que c'est de l'art. Il n'y a pas d'autre définition. Only the artist is the one who can say that something he realises is art. If you say, this is art, non one can say it's not good or it's no art'. Never forget this, you have the strength to create et to be yourself. Art is a way to be yourself'.
Il y a chez Yoshina Davelaar cette part de création bien réelle alliée à cet instinct d'archéologue qui à partir d'un élément de poterie va reconstituer toute une atmosphère, comme elle l'avait fait avec la lingette pour les lunettes. Cette fois-ci, elle est partie d'un protège-théière ou cafetière qui garde la boisson au
La réaction des visiteurs ? Ils touchaient le couvre-théière. Mais seule Yoshina Davelaar s'est assise à une des ses chaises. Et le thé vert, c'est Jean-Jacques Pigeon qui nous l'a offert à un autre guéridon.
Pour suivre le chemin. Aux Pays-Bas, à Haarlem, www.yoshina.nl . Haarlem est une des villes jumelées à Angers, ainsi qu'Osnabrück. C'est une très jolie ville de 150 000 habitants située près d'Amsterdam. Voir une raîde description sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Haarlem
Association d'Ateliers d'Artistes, 5 rue de Charmacé, 49100 Angers, France . A Trélazé (49), pour découvrir toute l'histoire de ce site remarquable d'architecture industrielle créé en 1863 par les frères Lebatteux pour y fabriquer des allumettes . Les ouvrières étaient les femmes des ardoisiers. Lire l'histoire du site par Sylvain Bertoldi, Conservateur des Archives d'Angers, parue dans le journal municipal d'Angers, Vivre à Angers, septembre 1998 www.angers.fr/decouvri-angers/en-histoire/chroniques-historiques
Par Elisabeth Poulain
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